Association pour un Centre de Recherche sur les Arts du Spectacle aux XVIIe et XVIIIe siècles
Courriel
 
 
 
 
  • Vient de paraître:
    Annales de l’Association pour un Centre de Recherche sur les Arts du Spectacle aux XVIIe et XVIIIe siècles - n° 3, juin 2008
    Marie Sallé, danseuse du XVIIIe siècle, Actes de l'atelier-rencontre de Nantes (19-20 juin 2007)
    Voir dans la page "Nos publications".

    Un volume de 98 pages accompagné d’un DVD de 67 mn. Prix: 23 € + frais de port (dépliant à télécharger).

  • Academie internationale de musique ancienne
    Masterclass au Château de Flawinne (Belgique)
    Isabelle Desrochers
    , chant
    Mira Glodeanu, violon et alto
    Frédérick Haas, clavecin
    James Munro, basses (violone contrebasse et viole de gambe)
    Benoit Douchy, violon et alto, ensembles
    18 et 19 octobre 2008
    6 et 7 décembre 2008
    Plus de renseignements : www.metamusique.com

 

  • Cours et stages de l'Eclat des Muses:

    DANSE et THEATRE BAROQUES

    COURS et STAGES 2008-2009
    pour amateurs, professionnels, adolescents, adultes, danseurs, musiciens, comédiens

    Reprise des cours Vendredi 3 octobre 2008
    Télécharger le programme

 

  • Parution:
    LE BEAU PARLER FRANÇOIS, par Nicole Rouillé   
    Gardienne de la tradition, la langue publique savante et  poétique des XVIIème et XVIIIème siècles conservait dans sa  prononciation des archaïsmes ou éléments résiduels de diction  de la langue du siècle précédent. L’étude des nombreux traités  de grammaire et de prononciation nous fait pénétrer au c¦ur  de notre histoire : celle de la lente élaboration de notre identité  linguistique nationale. Chercher à faire « sonner » la langue  de nos Anciens nous plonge au c¦ur même de la société dite « d’Ancien Régime ».   
    Témoin  précieux  de  la  richesse  de  ce  patrimoine,  le  corpus des textes du discours « soutenu » en prose ou en vers,  constitue un héritage capital qu’il nous faut connaître afin de le préserver, de le sauvegarder et de l’entretenir de la meilleure  façon qui soit : en le faisant revivre.   
    Cet  ouvrage  original  et  novateur  ouvre  de  nouvelles  perspectives à tous ceux qui, aujourd’hui en France, se regroupent  autour d’une passion commune pour faire « parler » les documents  anciens  :  chanteurs  et  acteurs  pratiquant  la  déclamation  baroque,  mais  aussi  généalogistes  ou  simplement  amateurs  éclairés.    
    « ...Comme une nouvelle langue, dans celle que nous  croyons sçavoir. »    
    Nicole Rouillé, directrice du conservatoire de musique de Meaux depuis 1998, membre de la S.A.C.D. (Société des Auteurs et Compositeurs  dramatiques), artiste, directrice artistique des « Musiciens de Théâtre » depuis 1982, chercheur, professeur intervenante au Centre de Musique  Baroque de Versailles, auteur d’un ouvrage intitulé « Peindre et Dire les Passions, la gestuelle baroque aux XVIIème et XVIIIème siècles. »
    CD Audio inclus - 204 pages - ISBN 978-2-7521-0065-8 - Référence DLT1723 - Code Prix : BA 28,49 euros
    Editions Delatour
    Internet :
    www.editions-delatour.com    
    Courrier : Delatour France Le Vallier F-07120 SAMPZON    
    Téléphone : +33 (0)4 75 93 48 13
    Lundi-vendredi : 8h30-12h / 14h-16h    
    Fax : +33 (0)4 75 93 48 13 

  • DIVERTIMENTY
    Guillaume JABLONKA
    DANSE BAROQUE ET BARRES FLEXIBLES
    Ou comment les recherches actuelles sur le corps peuvent nous aider à redécouvrir les traités de danse du XVIIIè siècle 
    Inspiré du travail de Wilfride PIOLLET, ces séances amèneront les sensations fondamentales qui précèdent la stylisation baroque.
    Cycle de 6 séances :
    Les lundis de 10h30 à 12h30
    Les 22 et 29 sept
    Les 6 et 13 oct
    Les 10 et 24 nov.
     « Autour des danses galantes au chateau d’Asnières»
    Au Conservatoire d’Asnières sur Seine, 4 rue de l’Eglise
    Métro 13 terminus Asnières-Gennevilliers puis bus 175 ( 2è arrêt Place des Victoires ) ou 10 min de marche
    1ère séance gratuite, puis
    10 € la séance (possibilité de n’en faire que quelques unes),
    8 € pour les adhérents (Adhésion facultative à l’association 15 €)

    Réservation indispensable au 06 62 52 50 28 ou divertimenty@gmail.com

  • Cours et ateliers Automne 2008 à Montréal

    Atelier de danses de la Nouvelle France
    Les samedis 20 sept, 18 oct. et 8 nov. de 14 à 17h, à Montréal.
    Atelier de danses et contredanses de la Nouvelle-France, avec Anne-Marie Gardette de la compagnie Danse Cadence.
    Au programme : Menuets, contredanses et branles des XVIIe et XVIIIe siècles. Apprentissages des pas (pas de menuet, de gavotte, de rigaudon, …) et des figures.
    Lieu : Au Centre Jean-Marie-Gauvreau, 911, rue Jean-Talon Est, à Montréal, local 03B (métro Jean-Talon).
    Inscription par téléphone au : 514-274-267, ou par courriel à : am.gardette@danse.qc.ca
    ------------------------------------------------------------------------
    COURS de Pierre Chartrand à l'École des arts de la veillée
    Session Automne 2008, débutant le lundi 22 septembre !

    GIGUE QUÉBÉCOISE

    Lundi : Intermédiaire : 18h20 à 19h40 / Débutant : 19h50 à 21h10
    Mardi : Avancé : 18h20 à 19h40
    Programme : Le cours débutant s'adresse à tous ceux que cette forme d'art fascine, et n'exige aucun autre préalable qu'une bonne paire de chaussures. Quant aux intermédiaires et aux avancés, ils aborderont différents rythmes propres à la gigue québécoise, et verront la place de l'improvisation dans cette forme de danse.
    VALSE
    Les mardis de 20h à 21h20 (session de 6 cours de 1h20, soit 8 heures au total).

    Le cours de valse abordera le pas de base de cette danse, ainsi que différents pas et figures: pivots en hémioles, avancées-reculées, changement des sens de la rotation, et certaines figures de bras. Le tout vous permettra d'évoluer à l'aise sur tout type de valse

    CALL
    Les jeudis, de 20h à 21h20. Pour apprendre tous les secrets du call des danses traditionnelles québécoises. Approche théorique : parole, voix, rythme, synchronisation, vocabulaire de la danse, position, formation et direction des danseurs, pas et mouvements, figures, chorégraphies, finales de danse. Approche pratique : exercices de vocabulaire, introductions, figures simples, danses, synchronisation non verbale directe, planification d'une soirée. Comment concilier caller, animer et donner le plaisir de la veillée.
    Inscription : à l'École des arts de la veillée ou au 514-273-0880
    Pour le contenu, vous pouvez rejoindre Pierre Chartrand : cadence@danse.qc.ca ou 514-274-2675     

    ------------------------------------------------------------------------

    In United States

    French canadian stepdancing workshop in Boston.
    October 22nd

    With Pierre Chartrand, at Dance Complex, 536 Mass. Avenue Central Square, Cambridge.
    6:00-7:30 Level 1(for Beginners)
    7:30-8:30Level 2 (for Experienced Step Dancers)
    $15 for one classor, $25 for both classes. To register inadvance please send a check to: Childsplay120, Garden St Cambridge MA02138.
    For directions and parking information, www.dancecomplex.org
    Sponsored by Kieran Jordan and Childsplay
    ------------------------------------------------------------------------

    Québécois Christmas Revels in Washington, avec Danse Cadence

    The 26th annual Christmas Revels tunes up to celebrate in French-Canadian style with Québécois singing, dancing, music and tales. Join the acclaimed Revels company (over 75 performers, ages 8-70) on this journey through the deep winter woods to the settlement of Trois-Rivières, where villagers gather to greet the New Year and the legends of the Voyageurs come to life! Three internationally renowned performers from Québec - step dancer Pierre Chartrand, fiddler Éric Favreau, and accordion master Stéphane Landry - are the featured guest artists and tradition-bearers for this joyous, colorful show, sure to have you tapping your toes and singing along in true Revels fashion!
    8 PERFORMANCES: Saturday, December 6, 2:00pm & 7:30pm; Sunday, December 7, 1:00pm & 5:00pm; Friday, December 12, 7:30pm; Saturday, December 13, 2:00pm & 7:30pm; Sunday, December 14, 2:00pm
    TICKETS: Tickets go on sale October 6, 2008 (prices range from $12-$45)

    Washington Revels' 3rd Annual Harvest Barn Dance & Dinner Party!

    October 4, 2008 : Our 3rd Annual Harvest Barn Dance and Dinner will be a traditional Quebecois "kitchen dance." Pierre Chartrand and Éric Favreau will come from Montreal to call and teach the dances--no experience necessary! Come by yourself, bring a partner or the entire family! Kids are welcome to join in the dancing, but there will also be special craft activities for the younger set. The dinner will start at 6:30; dancing will start at 7:30
    barndance@revelsdc.org, or call the Revels office at 202-723-7528. Location: Cedar Lane Unitarian Universalist Church, 9601 Cedar Lane, Bethesda, MD (view map) Date: October 4, 2008 -- 6:30 (Dinner); 7:30-10:30 (Dancing)

    Danse Cadence

    Pierre Chartrand et Anne-Marie Gardette : 7599, rue De Normanville, Montréal (Québec) H2R 2V2.
    Téléphone : (514) 274-2675 / Courriel  : cadence@danse.qc.ca

  • Les scènes de l'enchantement :
    Arts du spectacle, théâtralité & conte merveilleux (1650-1850)


    Colloque international interdisciplinaire
    Université Stendhal-Grenoble 3 & UMR LIRE-CNRS
    Organisé par Anne Defrance, Jean-François Perrin et Martial Poirson
    14 au 16 octobre 2009

    Spectacle et enchantement entretiennent une relation privilégiée au temps des premiers modernes. Il semble que le goût persistant pour la merveille, la magie, le surnaturel au théâtre et dans les arts voisins (chorégraphie, théâtre en musique, images animées) aille de pair avec celui du spectaculaire, voire, pour utiliser un terme en partie anachronique, du « grand spectacle » ; de même que réciproquement sa condamnation s'accompagne souvent d'une critique en règle des séductions du théâtre et de la tentation du spectaculaire. Une telle interaction exprime des enjeux généraux qui vont bien au-delà de la stricte sphère théâtrale, aussi bien au niveau idéologique qu'au plan économique ou social. En effet, dans un paradoxe qui n'est qu'apparent, ce théâtre souvent symbolique et codifié, mais pas pour autant désincarné ou dématérialisé, est le plus souvent en prise directe avec l'actualité de son temps : évoluant au gré des commandes tant institutionnelles que privées ou des attentes réelles ou supposées d'un public toujours prompt à réagir, il propose, parfois avec une rapidité stupéfiante, des fictions à clef au gré des événements marquants de l'actualité, sans pour autant se réduire à un théâtre de circonstance, exploitant en profondeur croyances collectives et imaginaires sociaux. Un volumineux corpus d'oeuvres très variées relève tantôt de la déconstruction métathéâtrale de l'illusion, du démontage systématique et parfois subversif de toute forme de mystification et de croyance, tantôt de l'exhibition enjouée des artifices de la scène et, de plus en plus, de l'image animée, tantôt de l'exploitation ludique, parodique ou encore érotique de la vogue du merveilleux littéraire.

    Dans la ligne des travaux engagés, depuis bientôt dix ans, par le site grenoblois de l'UMR LIRE-CNRS sur le conte merveilleux de l'Âge classique, nous souhaitons explorer plus avant, dans la perspective des « scènes de l'enchantement », les rapports entretenus entre le conte merveilleux et les arts du spectacle, suivant un parcours diachronique large allant des tragédies lyriques de la fin du XVIIe siècle aux féeries romantiques de la première moitié du XIXe siècle, en les reliant au développement parallèle du conte de fées depuis Mme d'Aulnoy, jusqu'à Nodier, en passant par le conte oriental de Galland à Gueullette. Sans oublier au passage, parmi tant d'autres manifestations du merveilleux scénique, les comédies allégoriques, les scénographies des romans-contes de Crébillon, ou encore les fantasmagories et les spectacles de lanternes magiquesliste serait longue de ces formes hybrides aux dynamiques … La complexes qui posent les bases, non seulement du poétique et d'une esthétique du merveilleux, mais encore d'une pratique de l'émerveillement à travers des spectacles d'un faste (système des spectacles, économie ostentatoire du pouvoir) et d'une maîtrise technique (innovation technique, essor de la machinerie et des artifices scéniques en tous genres) dont on a peine aujourd'hui à se faire une idée, tant elle a connu de redéploiement, de réécritures et de détournements jusqu'à nos jours. Exploitant le fonds commun des sciences et des croyances, ce théâtre syncrétique, composite et souvent iconoclaste joue des ressorts de l'imaginaire social et culturel, tout en se jouant des structures mêmes du rapport ambigu entre pouvoir et spectacle à l'âge classique.

    Par ailleurs, rien de ce qui se développe dans le monde des arts du spectacle n'est indépendant de ce qui, dans le champ d'un merveilleux moderne, s'est inventé avec l'irruption du conte de fées sur la scène littéraire et son développement dans le conte oriental ; à cet égard les échanges, les transferts, les trouvailles sont en synergie autant qu'en émulation ; le conte de fées littéraire, dès l'origine du genre, témoigne plus ou moins ostensiblement de la contamination d'un autre genre, tout aussi nouveau que lui, l'opéra, dont il tend à intégrer les scénographies, les airs, les chorégraphies ; la matière narrative du conte oriental emprunte à la farce, à la sotie, à la parade, met en scène ironiquement ou non les artifices et les procédés de l'illusion théâtrale, intègre sous les figures du charlatan, du fakir, du calender tout un monde picaresque spécialisé dans la production de la mystification par le jeu, les décors, les tours de tréteaux... Il semble donc légitime de poursuivre les investigations dans un domaine d'étude dont l'exploration a été entamée dans notre précédent colloque : Le conte en ses paroles, et poursuivie dans le n°4 de la revue Féeries : « Le conte/la scène ». Y ont été mises à jour certaines des influences réciproques de ces divers « espaces » de représentation, et surtout questionnés les enjeux de leurs interactions : ce colloque permettra donc de prolonger l'enquête non seulement au théâtre et dans les arts voisins, mais également dans les contes merveilleux et leur théâtralité, en tant qu'ils ont, selon nous, partie liée.

    Notre démarche privilégiera trois axes de réflexion :

    - La fabrique de l'enchantement: la mise en scène de féeries, merveilles ou encore fantasmagories présente d'emblée des difficultés techniques et pratiques qu'il importe de situer au sein des conditions matérielles de production de l'illusion théâtrale de chaque période, et en particulier des progrès techniques, puis technologiques des arts de la scène : machinerie, artifices divers, illusions d'optique, hydraulique et pyrotechnie, dressage d'animaux vivants, trucages en tous genres... Le théâtre du merveilleux a ainsi partie liée avec l'art du « feinteur », du « truquiste » puis de l'accessoiriste, mais aussi avec l'invention, le développement et la consécration de la pratique de la mise en scène, sinon de sa conscience, et il constitue donc un jalon essentiel dans l'histoire longue des arts vivants, envisagés sous l'angle du spectacle total et des arts mêlés. Il sera sans doute instructif d'étudier dans le conte littéraire comment cette dimension de la fabrique de la merveille se trouve inscrite et figurée, ou encore transposée, qu'il s'agisse par exemple des « machines de l'opéra », des jeux d'optique féérique, des « miroirs du monde » ou des tours de charlatans. Ce qui n'exclut pas un registre spécifique dont doivent aussi être examinés les points de rencontre avec les arts de la scène, par delà leurs divergences matérielles.

    - La dramatisation de l'enchantement : la représentation de mondes et d'êtres merveilleux relève d'un travail de dramaturgie qui puise dans le mythe, les religions, la littérature, mais sur un mode critique incluant le pastiche, la parodie, le travestissement ou l'allégorie. Repoussant les limites du pacte de fiction, interrogeant les régimes de la théâtralité, mais aussi de la croyance, ces formes hybrides revendiquent un droit à l'imagination hors des cadres formels habituels et posent les bases d'une réflexion littéraire renouvelée, tant du côté du théâtre que de celui du conte : les questions de l'adaptation et de la transposition sur scène du conte merveilleux, mais aussi de la théâtralité inhérente à la poétique de ce dernier, seront ici centrales.

    - La perception de l'enchantement : théâtre d'illusion par excellence, la dramaturgie du merveilleux cherche à produire un effet de sidération particulier car procédant d'un jeu sur les conventions de l'illusion consentie. Une telle perspective est susceptible de mettre en évidence les pouvoirs du théâtre et de s'inscrire dans un ensemble de politiques de la littérature dramatique et du spectacle vivant. Investissement émotionnel et libidinal, l'émerveillement peut en effet être considéré comme un régime particulier de production et de manipulation des affects, entraînant un certain type d'investissement affectif de la part du spectateur. Ce nouveau régime du plaisir théâtral entretient un rapport qu'il faudra interroger, avec la façon dont dans les contes merveilleux, la perception de l'enchantement passe par la médiatisation d'auditeurs inscrits, assimilables à certains égards au spectateur séduit ou amusé : toutes figures plus ou moins critiques, capables de mettre à distance ce merveilleux théâtralisé et de se faire ainsi l'écho des débats qui se jouaient conjointement sur d'autres scènes.

    Outre les contributions spécialisées dans la littérature dramatique et le conte merveilleux, on souhaiterait vivement accueillir dans cette réflexion des approches authentiquement interdisciplinaires ou transversales.

    Prière d'envoyer vos propositions de communication, d'environ 750 mots, incluant vos coordonnées, votre appartenance institutionnelle, une adresse postale et une adresse électronique avant le 15 avril 2009 à :

    Anne Defrance (
    anne.defrance@free.fr), Jean-François Perrin (Jean-Francois.Perrin@u-grenoble3.fr) et Martial Poirson (martial.poirson@yahoo.fr).

    Responsables : Anne Defrance, Jean-François Perrin, Martial Poirson
    Adresse : 27 bis rue Etienne Peroux 78600 Maisons-Laffitte FRANCE

  • Ve Biennale « Molière » de Pézenas
    4 et 5 juin 2009
    L'Ombre de Molière :
    Naissance d'un mythe du XVIIe siècle à nos jours

    La prochaine « Biennale Molière » se tiendra à Pézenas le jeudi 4 et le vendredi 5 juin 2009. Nos précédentes rencontres ont porté successivement, depuis 2001, sur le thème de la fête, sur la notion de jeu, sur les mises en scènes contemporaines de Molière, puis sur la question du romanesque. Le thème retenu par le comité organisateur pour la prochaine biennale est celui de L'Ombre de Molière.

    Molière étant le seul auteur de la période classique à n'avoir connu aucune éclipse, ni dans le discours savant, ni dans les pratiques scéniques, jusqu'à aujourd'hui, le comité directeur entend organiser le thème de cette Ve Biennale autour des trois axes de réflexion suivants :

    - Molière comme modèle. Influence dramaturgique de l'oeuvre de Molière sur la production dramatique ultérieure. Héritiers et épigones en France et à l'étranger. Imitations, adaptations, parodies, réécritures et suites données aux oeuvres de Molière (nombreuses reprises notamment du Tartuffe ou du Misanthrope).

    - Molière comme personnage de fiction, dans une multitude de fictions dramatiques, romanesques ou encore cinématographiques.

    - Molière comme mythe. Des biographies à l'hagiographie. Etudes critiques, légendes, anecdotes ont contribué à faire très tôt de Molière un véritable mythe non seulement littéraire, mais encore historique, dont la Comédie-Française ou « Maison de Molière » est, notamment, l'héritière directe.

    C'est sur ces différents domaines de recherche, sans prétendre épuiser d'aussi vastes sujets, que nous vous invitons à nous proposer une communication, en nous fournissant un titre accompagné d'une vingtaine de lignes, avant le 30 novembre 2008 :

    À Gabriel Conesa, <
    gabriel.conesa@wanadoo.fr>
    à Jean Emelina, 1, av. Mirasol, 06100, Nice. Tél-fax : 04 93 97 40 78,
    et à Martial Poirson, <
    martial.poirson@yahoo.fr>

    La ville de Pézenas prendra en charge l'hébergement des conférenciers du mercredi 3 au soir jusqu'au samedi 6 au matin, chambre et petit déjeuner, ainsi que les repas. Des renseignements pratiques complémentaires seront fournis dans le courant du mois de janvier 2007. Pour votre hébergement, s'adresser à l'Office de Tourisme de Pézenas Val d'Hérault (votre interlocutrice: Christine Personnaz :
    c.personnaz@otpvh.fr ; 04.67.98.35.39)

    Pour tous renseignements relatifs à l'organisation pratique du colloque, s'adresser au service culturel de la ville de Pézenas (votre interlocuteur : Jean-Louis Dussidour :
    jl.dussidour@ville-pezenas.fr ; 04.67.90.19.06)

    Responsable : Gabriel Conesa, Jean Emelina, Martial Poirson
    Adresse : 27 bis rue Etienne Peroux 78600 Maisons-Laffitte FRANCE
  • Parution:
    Le spectateur de théâtre à l’âge classique
    XVII-XVIIIe siècles
    Éditeur : L’entretemps
    Ouvrage collectif, textes réunis et présentés par Bénédicte Louvat-Molozay et Franck Salaün

    Destinataire principal autant qu’élément indispensable de la représentation, le spectateur de théâtre semble devenir une figure importante, sinon décisive, aux XVIIe et XVIIIe siècles. Elle est au c¦ur des réflexions de l’abbé d’Aubignac sur l’élaboration de l’illusion théâtrale, comme des propositions de Diderot sur le jeu de l’acteur ou le quatrième mur. Elle traverse également les pièces elles-mêmes, à commencer par celles qui, à l’instar de L’Illusion comique ou des Acteurs de bonne foi reposent sur le procédé du théâtre dans le théâtre. La prise en compte du spectateur, de son plaisir et des conditions dans lesquelles il peut être touché, détermine certaines des mutations touchant à l’architecture des théâtres et à la scénographie, mais aussi au jeu des acteurs et à la constitution des genres dramatiques. Les études réunies dans ce volume envisagent la situation concrète du spectateur dans les salles de théâtre et autres dispositifs (la Foire ou les théâtres de société), la prise en considération ou l’exclusion du spectateur dans les réflexions théoriques et les dramaturgies de la période (comédie classique, drame bourgeois, tragédie de l’horrible, genre larmoyant, parodie…), la réflexion philosophique qui s’élabore autour de cette instance, et les figurations auxquelles elle donne lieu, dans le théâtre et hors théâtre.

    ISBN : 978-2-912877-76-5 / Collection Champ théâtral
    Domaine : Arts et spectacles / Genre : Essai collectif
    Format : 15 x 21 cm, 272 pages
    Prix public : 25 euros TTC
    Parution : Septembre 2008, à paraître

    TABLE DES MATIÈRES :

    AVANT-PROPOS
    Luc BOUCRIS
    Public ou spectateurs ?

    PRÉSENTATIONS
    Bénédicte LOUVAT-MOLOZAY
    L’émergence de l’instance spectatrice
    Franck SALAÜN
    La fonction-spectateur

    I SITUATIONS
    Pierre PASQUIER et Anne SURGERS
    La situation du spectateur dans la salle à la française aux XVIIe et XVIIIe siècles
    Jan CLARKE
    Le spectateur au Palais-Royal et à l’Hôtel Guénégaud
    Florence MARCH
    Le rapport scène / salle dans les théâtres de la Restauration anglaise, ou le spectateur réinventé
    Marie-Emmanuelle PLAGNOL-DIÉVAL
    Le spectateur des théâtres privés de la seconde moitié du XVIIIe siècle

    II DRAMATURGIES
    Gaël LE CHEVALIER
    « Personnage-relais » et spectateur chez Thomas Corneille
    Véronique STERNBERG-GREINER
    Le spectateur de comédie de Corneille à Dancourt
    Magali SOULATGES
    La dramaturgie de l’horrible au XVIIIe siècle : épuisement ou réinvention du spectacle tragique ?
    Maria Grazia PORCELLI
    La relation personnage – spectateur dans la comédie du XVIIIe siècle : deux modèles

    III PROBLÉMATIQUES
    Marc VUILLERMOZ
    Un témoin gênant : le spectateur dans la Poétique de La Mesnardière
    André CHARRAK
    Le spectateur selon Rousseau : l’imitation mise en scène
    Franck SALAÜN
    Rira, rira pas ? La place du spectateur selon Diderot
    Jean GOLDZINK
    Le spectateur en drame bourgeois

    IV FIGURATIONS
    Bénédicte LOUVAT-MOLOZAY
    Figures du spectateur naïf : d’Aubignac, Corneille, Mairet
    Éloïse LIÈVRE
    Le spectateur marivaudien : au diapason de l’auteur
    Isabelle DEGAUQUE
    Le spectateur dans les parodies foraines et italiennes des tragédies de Voltaire : un public à charmer et à former
    Florence MAGNOT-OGILVY
    Le Chevalier de Mouhy et la figure du spectateur inattentif.
  • Danse et lecture en concert

« Mme de Sévigné : les lettres dansent »

Dimanche 1 juin 2008 à 15h00 au Musée Carnavalet


Musiques jouées par Patrick Blanc et Mauricio Buraglia   :  
Praetorius, Philidor, Lully, Campra, Delalande, Marais, Hotteterre
Danses et conception: Christine Bayle, avec Pierre-François Dollé
Chorégraphies : Pécour, Feuillet et improvisations

Un Concert-Spectacle de Belle Danse
Ce spectacle de danse et lecture en concert réunit dans un lieu chargé d'histoire la danseuse et chorégraphe « baroque » Christine Bayle et quelques-uns de ses complices, le danseur Pierre-François Dollé, le joueur de musette et flûtiste Patrick Blanc et le luthiste Mauricio Buraglia. C’est en effet au Musée Magnin qu’ils « cheminent » ensemble entre des lettres choisies et des airs à danser faits pour divertir la Cour ou égayer des noces champêtres.
Réservation indispensable au 01 45 40 30 10
Tarif normal 14€, tarif réduit 12€


N'oubliez pas l'anniversaire de L'Eclat des Muses le 29 juin à partir de 14h00 au château de Maisons-Laffitte
L'Eclat des Muses - Cie Christine Bayle
204 avenue du Maine 75014 Paris
Tél. : 00 33(0)1 45 40 30 10
eclatdesmuses@9online.fr
http://leclat.des.muses.free.fr

  
  • __________________________________________________________________________

    APPEL A COMMUNICATIONS

    CLARK/CESAR SYMPOSIUM
    http://www.cesar.org.uk

    symposium se déroulant au :

    Sterling and Francine Clark Art Institute
    Williamstown, Massachusetts, USA
    http://www.clarkart.edu/

    11-13 septembre 2008

    Le prochain symposium Clark/CESAR aura pour thème :
    « Visions de la Scène : théâtre, art et représentation en France, 1600-1800 »
    .

    La banque d’images de CESAR — projet dont le financement a été assuré par le British Arts and Humanities Research Council — permet d’accéder en ligne à plus de 3500 images portant sur le théâtre d’Ancien Régime et sur le théâtre de la période Révolutionnaire. Le Clark Institute s’inscrit dans un environnement universitaire dynamique. La richesse de ses collections en matière de culture visuelle européenne des XVIIe et XVIIIe siècles, combinée à un programme de recherche et d’enseignement privilégiant l’interdisciplinarité, en fait un lieu idéal pour la tenue de ce symposium. Les organisateurs du colloque invitent spécialistes de l’histoire du théâtre, spécialistes de la représentation théâtrale, spécialistes d’histoire de l’art, spécialistes de la culture visuelle, ou d’autres disciplines ayant trait à la scène des XVIIe et XVIIIe siècles, à leur soumettre une proposition de communication.
    Nous attendons prioritairement des communications interdisciplinaires, privilégiant les liens entre théâtre et culture visuelle. Nous accorderons une attention toute particulière aux communications se proposant d’explorer la banque d’images de CESAR, ou qui utiliseraient les informations délivrées par le site CESAR. Nous entendons, en outre, maintenir un équilibre entre doctorants et chercheurs confirmés ; entre spécialistes du théâtre et spécialistes des cultures visuelles ; entre dix-septiémistes et dix-huitiémistes.
    LES PERSONNES DONT LES COMMUNICATIONS SERONT ACCEPTEES SE VERRONT GRACIEUSEMENT REMBOURSEES LEURS FRAIS DE VOYAGE ET D’HOTEL PAR LES ORGANISATEURS DU SYMPOSIUM.
    La date limite pour les propositions de communication a été fixée au
    31 octobre 2007. Seules seront examinées les propositions de communication individuelles (d’une page, en interligne simple, accompagnées d’un bref CV de deux pages). Les propositions de communication peuvent être rédigées en anglais ou en français, mais il est à noter que les conférences, durant ce symposium, seront exclusivement en anglais. Néanmoins, les actes pourront être affichés en anglais ou en français sur le site de CESAR. Ceux des précédents colloques CESAR peuvent être consultés à l’adresse électronique
    suivante :  
    http://www.cesar.org.uk/cesar2/conferences/index.php.  
    Veuillez envoyer votre proposition de communication, voire vos questions, par e-mail, aux DEUX organisateurs du symposium dont les coordonnées sont les suivantes :
    Dr. Mark Ledbury
    Associate Director of the Research and Academic Program, Clark Art Institute
    mledbury@clarkart.edu
    Prof. Jeff Ravel
    History Faculty, Massachusetts Institute of Technology
    ravel@mit.edu
    “Visions of the Stage” sera sponsorisé en majorité par le Sterling and Francine Clark Art Institute mais aussi par le MIT Office of the Dean for Humanities, Arts, and Social Sciences.

  • Annonce de publication
    Site Internet « Cour-de-France.fr »
    http://cour-de-france.fr/rubrique16.html
    Etudes scientifiques, documents historiques et outils de recherche

    Le site Cour-de-France.fr est dédié à la publication de travaux scientifiques sur la cour de France, de ses origines à la Révolution :
    études et articles (édités ou inédits) ;
    documents historiques (états de maison, correspondances, édits et ordonnances...) ;
    extraits de mémoires et travaux universitaires ;
    bases de données.
    Il propose en outre des liens vers des textes, livres et bases de données disponibles en libre accès sur Internet.
    Les études sur la cour de France et sa vie culturelle, politique et sociale, sont présentées par ordre thématique (histoire et fonction, art et culture, vie quotidienne, représentation, études biographiques…) et par ordre chronologique.
    Le site est consultable en français, anglais et allemand. Il accueille des textes de toutes les langues et disciplines et consacre une place importante aux approches de recherche novatrices.
    Actuellement, Cour-de-France.fr présente, à côté des premières études et bases de données mises en ligne, plus de 300 liens vers des textes et ressources disponibles sur Internet.

    Appel à publications

    Nous vous invitons à proposer pour une mise en ligne des études ou documents historiques dont la thématique s’inscrit dans le domaine de la recherche sur la cour de France. Des articles qui ont été édités dans une revue ou un ouvrage collectif peuvent être publiés à condition que l’édition date de plus de deux ans et que l’auteur n’ait pas cédé par écrit à l’éditeur les droits de reproduction numérique.

    Pour plus d’information :
    http://cour-de-france.fr/rubrique16.html

    Contact :
    redaction@cour-de-france.fr

    ********************

    Responsables éditoriaux : Annemarie Jordan (chercheur indépendant) ; Raphaël Masson (Centre de recherche du château de Versailles) ; Emmanuelle Santinelli (Université de Valenciennes) ; Kathleen Wilson-Chevalier (American University of Paris).

    Direction du projet : Caroline zum Kolk (Centre de recherche du château de Versailles / Fondation Maison des Sciences de l’Homme).

    Collaborations et partenariats : Centre de recherche du château de Versailles ; Equipe 4115 de l’EPHE.

 

 

  • Vient de paraître: Les manuscrits autographes de Marc-Antoine Charpentier
    textes réunis par Catherine Cessac
    Études du Centre de Musique Baroque de Versailles
    Collection « Musique/Musicologie » dirigée par Malou Haine
    éd. Mardaga – Wavre 2007
    ISBN 978-2-87009-941-4
    312 p., 17x24 cm
    42,00 €

  • Vient de paraître: Paola Martinuzzi, Le Pièces par écriteaux nel teatro della Foire (1710-1715), Modi di una teatralità, Venezia, Libreria Editrice Cafoscarina S.r.l., 2007 (www.cafoscarina.it).

  • Vient de paraître: Plaire et instruire, Le spectacle dans les collèges de l’Ancien Régime
    sous la direction d’Anne Piéjus
    Collection "Interférences", ISBN 978-2-7535-0363-2
    20€, 372 pages
    Le théâtre, la musique et la danse, trois disciplines fondamentales dans l’éducation de la noblesse d’Ancien Régime, participaient, dans les collèges français, à l’élaboration de spectacles conçus pour les jeunes gens autant que pour un public avide de divertissement. La scène des collèges s’impose comme l’un des premiers lieux de création dramatique des XVIIe et XVIIIe siècles. Pourtant, ce répertoire, qui souffre de la disparition de nombreuses sources, est encore rarement appréhendé dans sa dimension spectaculaire. Ce théâtre hybride, souvent farci d’intermèdes chantés ou dansés, se présente comme un objet protéiforme, qui appelle une approche pluridisciplinaire.
    L’un des atouts de cet ouvrage repose précisément sur la réunion de chercheurs confirmés de disciplines complémentaires, puisqu’il réunit des spécialistes de littérature française, néo-latine ou encore germanique, des historiens de la musique, de la philosophie, de la danse, de la scène et des arts du spectacle, et de littérature comparée.
    Spécialiste des relations entre théâtre et musique, Anne PIÉJUS est chargée de recherches au CNRS (Institut de recherche sur le patrimoine musical en France, Paris).
    TABLE DES MATIERES
    Anne PIEJUS : Introduction
    Première partie : Poétiques du spectacle
    Jean-Yves VIALLETON : La notion de « sujet » d’après quelques remarques du Père Ménestrier
    Théodora PSYCHOYOU : L’enjeu de la forme musicale dans la poétique du ballet jésuite
    Laura NAUDEIX : Tragédie et ballet : enjeux d’un spectacle mixte
    Bruna FILIPPI : La mise en vision dans le théâtre jésuite à Rome
    Anne SURGERS : Une image unifiée, un regard captif : le décor du théâtre jésuite dans les traités du F. Andrea Pozzo S.J. (1642-1709)
    Deuxième partie : Formation artistique et vie scolaire
    Brigitte VAN WYMEERSCH : L’enseignement de la théorie musicale dans les collèges jésuites
    Nathalie LECOMTE : Les interprètes des ballets dansés au collège Louis-le-Grand de 1684 à 1699
    Jean-Marc CIVARDI : La Défaite de Solécisme par Despautère : grammaire latine et théâtre jésuite
    Troisième partie : Écrire une tragédie de collège
    Jean-Philippe GROSPERRIN : Idoménée jésuite, ou le sacrifice en scène
    Carine BARBAFIERI : Égarements du cœur et voie de l’esprit : comparaison entre le Brutus du P. Porée (1708) et le Brutus de C. Bernard (1690)
    François LEVY : L’importation de la tragédie française sur les scènes de collège italiennes au début du XVIIIe siècle
    Quatrième partie : Répertoires
    Catherine CESSAC : Tragédie latine et tragédie en musique au collège Louis-le-Grand de Paris : l’exemple de Saül et David et Jonathas (1688)
    Marie DEMEILLIEZ : Le Triomphe de la modération. Les ballets au collège d’Harcourt
    Nathalie BERTON : Le Ludus pastoralis (1734), une source inédite et complète pour le collège jésuite de Metz
    Françoise PELISSON-KARRO : L’Histoire tragique de la pucelle de Dom-Rémy, aultrement d’Orléans, première pièce du Répertoire du théâtre des jésuites en France avant 1762 dans les collections de la BnF
    Cinquième partie : Le spectacle de collège, le monde et la cité
    Jean-Christophe MAILLARD : Les pères de la Doctrine chrétienne à Toulouse : les enjeux du théâtre et de la musique au collège de l’Esquile à la fin du XVIIe siècle
    Benoît MICHEL : Le collège des jésuites de Toulouse et la vie musicale toulousaine de la fin du XVIIe siècle à 1762
    Marie-Claude CANOVA-GREEN : Scènes jésuites du mariage de Louis XIV et de l’Infante Marie-Thérèse d’Autriche
    Jean-Marie VALENTIN : Collège royal, collège épiscopal. Strasbourg et la pratique du théâtre de 1681 à 1765
    Téléchargez le bon de commande.
    Disponible en librairie
    Connectez-vous sur
    www.pur-editions.fr

  • Disponible en ligne: Léon Bellanger, Etudes historiques et philologiques sur la rime française, Essai sur l'Histoire de la Rime, principalement depuis le XVe Siècle jusqu'à nos jours (Angers, 1876)
    A notre demande, la Bibliothèque Universitaire de l'Arsenal de Toulouse a numérisé et mis en ligne cet ouvrage.
    L'auteur s'élève contre la conception de la "rime pour l'oeil" qui a prévalu au XIXe siècle et montre les rapports entre rime et son pour les périodes antérieures ainsi que les évolutions. Il se réfère aux traités des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, avant Charles Thurot et en précurseur lointain des approches contemporaines. La première partie comporte également d'intéressants chapitres sur la mesure des vers.
    Accès par l'adresse
    http://www.biu-toulouse.fr/num150/accueil.htm (liste alphabétique des auteurs). L'ouvrage peut être téléchargé.
    Merci à la Bibliothèque de l'Arsenal de cette collaboration, qui met cet ouvrage à la disposition des artistes et des chercheurs et nous évite d'avoir à le rééditer par nous-mêmes.

  • En réponse à Claude Duneton

    Villereau, le 16 juin 2006.
    Chers amis,
    Le 27 avril dernier paraissait dans le Figaro littéraire un article de Claude Duneton intitulé « Ce qu'il faut s'avouèr », critiquant
    vigoureusement les entreprises de restitution de la prononciation dans la déclamation française des XVIIe et XVIIIe siècles. Claude Duneton y faisait état des différences bien connues entre la prononciation de l'époque et la nôtre (« oi » prononcé « ouè » et non « oua », le « r » roulé », etc.), mais s'élevait par ailleurs contre la prononciation des consonnes finales et stigmatisait « une mode dangereuse, partie d'un petit groupe de gens qui ont bâti une théorie fausse sous l'influence de quelques aigrefins dont il faut dénoncer l'imposture. »
    Après concertation avec quelques amis sensibles à ces questions, j'ai mis au point un autre article en guise de réponse, en veillant à ce que mes formulations puissent emporter l'adhésion de tous ceux qui ouvrent pour la restitution de la prononciation des XVIIe et XVIIIe siècles. J'ai envoyé cet article au Figaro littéraire, en précisant qu'il n'agissait pas d'un simple courrier de lecteur, mais d'une contribution que je proposais en tant que chercheur, universitaire et président de société savante, et qui pourrait trouver sa place dans le cadre d'une sorte de débat. à ce jour, la rédaction du Figaro littéraire ne nous a pas honorés de la moindre réponse écrite.
    Téléphoniquement, il m'a été simplement dit que mon texte avait été communiqué à Claude Duneton. Comme le ton que j'adoptais était ferme, mais nullement polémique, je suis persuadé que Claude Duneton n'aura pu le prendre en mauvaise part et y aura lu au contraire un appel à collaboration sur ces questions épineuses qui nous intéressent tous : collaboration qui peut requérir le débat courtois, mais qui exclut les attaques personnelles.

    Pour votre information, vous pourrez donc lire :
    - l'article de Claude Duneton, accessible par le lien
    http://www.lefigaro.fr/litteraire/20060427.LIT000000235_ce_qu_il_faut_s_avouer.html?083633;
    - ci-dessous , l'article proposé en réponse, avec quelques coupures aux endroits les plus vifs.

    Au nom de notre association, je vous souhaite bonne lecture et vous adresse nos sentiments les plus amicaux.
    Jean-Noël Laurenti

    LA PRONONCIATION DANS LA DÉCLAMATION ET LE CHANT FRANÇAIS
    IMPOSTURE OU RECHERCHE ?

    Faiblesse de l’homme ! parmi les grands esprits, et les plus savants, aucun n’est à l’abri des excès de la passion, de ces réactions tout d’une pièce si opposées au doute scientifique, lequel doit être toujours prêt à s’interroger, à nuancer, à envisager la remise en question des certitudes que l’on croyait acquises. En témoigne l’article de Claude Duneton, publié dans le Figaro littéraire du 27 avril dernier, qui condamne sans appel les tentatives mises en œuvre ces dernières années pour restituer sur la scène la prononciation en usage dans la déclamation et le chant français aux XVIIe et XVIIIe siècles.

    « Idioties », nous dit-il, relevant dans ces tentatives ce qu’il estime être des erreurs, par exemple ceci :

    1. « La Fontaine disait… sézenfan, pas sèss enfanss ! »
    Et pourtant, l’abbé d’Olivet, dans son Traité de la prosodie française (1736) écrit à propos des monosyllabes en -es (les, des, mes, etc.) : « Remarquons que la simple conversation altère souvent la quantité de ces pronoms et articles. Car quelquefois l’e ouvert devient un e fermé devant consonnes : lés rois, lés dames… Mais ces libertés ne regardent que le discours familier, hors duquel il faut toujours ouvrir l’e : lès rois, lès dames… »
    Concernant la prononciation du s final avant une pause, laquelle est clairement attestée au XVIe siècle, la question est de savoir dans quelle mesure elle demeure au XVIIe et au XVIIIe. Bornons-nous à deux témoignages. Maupas écrit en 1618 : « Prononcer l’s, au bout des mots, n’est point à reprendre pourvu que faiblement. ». Et bien plus tard, en 1757, Harduin attestera, tout en la critiquant, la prononciation du s final « non seulement à la fin d’un vers ou d’un membre de phrase, mais encore dans les endroits qui n’admettent aucune suspension ». Voilà qui incite à penser que La Fontaine pouvait à tout le moins (sinon devait) prononcer l’s dans enfants en fin de vers. (Quant à la prononciation du s final de ses, tous ceux qui pratiquent cette prononciation « restituée » savent que la liaison se fait en z, et non en s.)

    2. « L’adjectif net s’est prononcé nè jusqu’au milieu du XIXe siècle. »
    Mais Hindret, auteur que cite par ailleurs Claude Duneton, accepte qu’on dise un beau bonnett comme on dit régulièrement c’est un sott ; or net rime avec « bonnet », comme l’attestent les dictionnaires de rimes de l’époque. Grimarest d’ailleurs, dans son Traité du récitatif (1707) classe net parmi les mots dont on fait sonner la consonne finale, au même titre que chef ou Jupiter.

    En fait, on ne peut affirmer en bloc « tel mot se prononçait de telle façon » sans opérer des distinctions. L’une en particulier dont Claude Duneton ne tient pas compte (quoiqu’il y fasse allusion), c’est la différence entre la prononciation en usage dans la déclamation et le chant et la prononciation du discours familier (dans le monde distingué, bien entendu, non pas dans les milieux populaires). Sur la réalité et l’importance capitale de cette distinction, les témoignages sont formels, ceux (pour n’en citer que quelques-uns) de Bacilly dans son Art de bien chanter, de d’Olivet comme on vient de le voir, et même de Vaugelas et d’Hindret, qui semblent lui être hostiles, sans compter ceux des grammaires.

    Une autre distinction, concernant les consonnes finales, consiste à savoir si elles se situent ou non avant une pause. Sur la prononciation des consonnes finales en fin de vers, les témoignages sont multiples et divers. Jusqu’à quel point les prononçait-on ? fortement articulées ou effleurées ? systématiquement ou non ? quelle était la part de liberté de l’interprète ? ne faut-il imaginer que dans les genres familiers on les prononçât moins que dans les genres nobles, ce qui expliquerait la rime Guilleri / mouri(r) dans l’exemple cité par Claude Duneton (et aussi, entre autres, la rime mort / trésor chez La Fontaine) ? Voilà bien des questions sur lesquelles les chercheurs discutent, mais ils sont au moins d’accord pour dire (résumons ici en en simplifiant) que dans la déclamation on pouvait prononcer des consonnes finales que nous ne prononçons plus aujourd’hui.

    Il est donc plus qu’excessif de traiter ces tentations de reconstitution d’idioties [… et] ceux qui y travaillent d’« aigrefins dont il faut dénoncer l’imposture ». On peut déplorer une certaine approximation, on peut regretter que bien des questions restent en suspens : quelle entreprise scientifique ne passe pas par le tâtonnement, l’à peu près, les béances ? On peut craindre le systématisme : mais n’est-ce pas là souhaiter que le travail entamé se poursuive pour s’affiner ? On peut ne pas adhérer aux choix esthétiques qui président à tel ou tel spectacle ; est-ce une raison pour rejeter toutes les recherches sur lesquelles s’appuient ces entreprises de restitution ? On peut aussi craindre que les excès de l’enthousiasme, enthousiasme nécessaire du côté des artistes pour que l’exécution scénique soit convaincante, fassent passer au second plan la nécessité du doute scientifique : n’appartient-il pas aux chercheurs de la rappeler fermement, mais sans acrimonie ? En tout cas, on ne peut parler d’imposture.

    […] En vérité, si l’on peut avoir une crainte, c’est que le même danger auquel ont à faire face depuis plusieurs années les musiciens (et les danseurs) « baroques » ne guette la déclamation et la prononciation « restituée » : c’est que son succès n’aboutisse à une sorte de vulgate, de ouï-dire transmis de maître à élève, dans l’urgence imposée par la tentation de former rapidement des interprètes pour monter non moins rapidement de nouveaux spectacles, avec la nécessité tragique de faire avec ce qu’on sait, sans prendre le temps de fouiller dans tout ce qu’on ne sait pas, sans que soit maintenu le lien avec la recherche et le souci du retour permanent aux sources.

    Que de travail à faire encore après celui qui a déjà été accompli ! Que de sources à explorer ! Combien de façons, par ailleurs d’interpréter les mêmes sources ! Ne convient-il donc pas, pour les mettre rigoureusement à profit, de progresser dans leur examen et leur classement critique, de tenter de saisir la perspective dans laquelle s’insère chaque témoignage, de le mettre en relation avec les grands courants d’idées qui parcourent les deux siècles qui nous occupent ? Ne convient-il pas aussi de s’interroger sur les évolutions inévitables, de génération en génération, ainsi que sur la diversité des pratiques que l’on peut imaginer et qui restent à cerner avec précision… et cela en mettant à contribution, à titre de témoignage concret, non seulement le répertoire de la prose et de la poésie, mais également le répertoire lyrique, airs de cour ou récitatif d’opéra ?

    Et ensuite, il faut mettre le résultat de toutes ces investigations à la disposition des interprètes, dans des synthèses aisément utilisables, et qui en même temps tiennent compte de la diversité des sources et permettent à chacun d’aller les consulter. Et bien entendu il faut aussi voir comment tout cela peut être mis à la scène.

    C’est dire qu’un vaste champ est ouvert à une collaboration suivie entre artistes et chercheurs, entre érudits et praticiens. Monsieur Duneton, nous avons besoin de vous !

    Jean-Noël Laurenti
    Maître de conférences en littérature du XVIIe siècle
    (Université de Pau et des Pays de l’Adour)
    Président de l’Association pour un Centre de Recherche
    sur les Arts du Spectacle aux XVIIe et XVIIIe siècles

  • Nouvelles de CESAR, Mars 2005 (Calendrier Electronique des Spectacles sous l'Ancien Régime, http://www.cesar.org.uk/cesar2/
    La Banque d’images CESAR
    Les facilités de recherche offertes par CESAR se sont élargies récemment par l'addition d’une banque d’images, contenant des images créées entre 1600 et 1800 ou parfois pendant les premières années du XIXe siècle : voir la rubrique ‘Images’ dans le menu. Le système de catégorisation et de description que nous avons adopté vous permet d’interroger la banque selon un lexique de mots-clés décrivant ce qui est dépeint, selon la catégorie d’images ou selon un critère significatif, par exemple une date. Pour plus de renseignements sur la consultation de la banque, lire la page d'aide, rubrique 'Images'. Le moteur de recherche de la base de données (dans la barre en haut de la page) ne couvre pas encore la base d’images.
    Actuellement la base contient plus de 700 images mais ce chiffre sera augmenté de plusieurs centaines au cours des prochains mois.
    Nous rappelons à nos utilisateurs que, selon la loi, toute reproduction d’une image contenue dans la base est interdite sans l’autorisation formelle du propriétaire de l’original, exception faite d’une seule copie strictement réservée à l’usage privé du copiste.
    La création de la banque d'images n'aurait pas été possible sans la générosité des bibliothèques qui nous ont permis de reproduire des images contenues dans leurs collections, ni sans les grands efforts de nos collaborateurs volontaires (en particulier, David Thomas à Oxford, Martin Nadeau à Harvard et à Montréal, Charles Benson à Dublin) que nous remercions sincèrement. En espérant que la banque d'images prendra sa place parmi vos outils de recherche, nous vous invitons à nous envoyer vos commentaires et vos suggestions :
    editors@cesar.org.uk
    Presse
    Autre addition récente, la section Presse conçue pour la présentation d'informations, de comptes-rendus ou de références relatifs au théâtre tirés des publications périodiques qui remplissaient le rôle de la presse entre 1600 et 1800 – journaux, gazettes officielles ou privées, par exemple la ‘Gazette de Loret’, périodiques de société, comme le ‘Mercure galant’. Des hyperliens ont été insérés sur les pages de données (Représentations, Personnes, Lieux, etc.) vers la page correspondante de la section Presse. Si vous avez des textes de ce genre que vous aimeriez voir affichés ici, vous êtes invités à nous les faire parvenir :
    editors@cesar.org.uk
  • APPEL A COLLABORATION : "FEMMES DE THEATRE DE L'ANCIEN REGIME"
    La Société Internationale pour l’Étude des Femmes de l’Ancien Régime (SIEFAR), créée à l’automne 2000 pour faire connaître et promouvoir les recherches sur les femmes de l’Ancien Régime français, développe un projet de Dictionnaire en ligne des femmes de l’Ancienne France.
    Dans le cadre du groupe « arts du spectacle », elle recherche des spécialistes d’une ou plusieurs femmes de théâtre de l’Ancien Régime, qui souhaiteraient collaborer à l’élaboration de nouvelles notices. Elle recherche notamment des spécialistes d’actrices et de directrices de troupe.
    Visitez le site de la SIEFAR pour plus de renseignements : http://siefar.femmes.free.fr
    Contact : auroreevain@yahoo.fr

 

  • TRAGEDIES de VOLTAIRE

Je vous présente (cliquez sur le lien ci-dessous), pour la première fois depuis plus d'un siècle, 7 des principales TRAGEDIES de Voltaire enfin ( ! ) disponibles en un seul volume (484 pages) et pour un prix modique (23 €uros).
Certes, le texte seul, sans notes ni appareil critique, mais le texte, au moins.
Cordialement,
Thierry Berton.
http://www.numilog.com/fiche_livre.asp?id_livre=4500&id_theme=&format=3&id_collec=&rubzone=STD

 

  • MANUSCRIT DES BASSES DANSES DE BOURGOGNE :

Cette information s'adresse aux historiens/iennes de la danse, chorégraphes et danseurs, musicologues, ainsi qu'aux amateurs et à toute personne intéressée:
Le Manuscrit de Marguerite d'Autriche, dit "des basses danses de Bourgogne" (vers 1470), connu tout au moins de renom, et dont l'original se trouve à la Bibliothèque Royale Albert Ier de Belgique, à Bruxelles, vient d'être reproduit dans une superbe édition fac-similé. Il s'agit du premier témoignage connu sur les danses de la Renaissance, qui contient de précieuses indications sur les pas, mais aussi la musique.
La réédition fac-similé est un très bel ouvrage, présenté sous coffret. Il comprend d'une part un livret, contenant une présentation et un commentaire en français et anglais, d'autre part la reproduction fac-similé du Manuscrit lui-même (dimensions approximatives 15 x 20 cm, lettres d'or et d'argent sur parchemin noir).
Les éditeurs sont basés à Graz en Autriche.
ADEVA, Akademische Druck-u.Verlagsanstalt, Graz/ Austria. - http:// www.adeva.com (il est possible d'avoir un aperçu couleurs du coffret sur le site internet).
Le coffret n'est certes pas bon marché: il coûte officiellement 428 Euros. Mais après une première négociation avec l'éditeur, j'ai déjà obtenu la promesse d'une remise de 10%. En outre, une commande groupée pourrait éventuellement faire encore baisser le prix d'achat (et peut-être aussi les frais de port).
Je suis donc prête à jouer les intermédiaires et à me charger des commandes.
Pour toute commande ferme ou renseignement complémentaire, s'adresser à Marie-Thérèse Mourey, par Mail (marie.mourey@wanadoo.fr), ou Courrier (3, villa Saint Thibault, 92270 Bois Colombes) ou encore Tél/Fax: 01 46 52 02 21.
Merci également de bien vouloir transmettre l'information à toute autre personne intéressée.

 

  • GROUPE DE RECHERCHE INTERDISCIPLINAIRE SUR LA MUSIQUE ET LES ARTS DE LA SCENE AUX XVIIe ET XVIIIe SIECLES (GRIMAS), au sein du Centre de Recherches « Langages musicaux » (Paris IV-Sorbonne, EA 205) :

"Le GRIMAS a pour vocation de favoriser les échanges interdisciplinaires dans les recherches sur les arts de la scène des périodes baroque et classique. Des genres aussi divers que le ballet de cour, la comédie-ballet, la tragédie en musique, l’opéra-ballet, l’opéra-comique en vaudevilles, la comédie mêlée d’ariettes, le ballet d’action en France, le dramatic opera en Angleterre ou les visages successifs du dramma per musica italien diffusé dans toute l’Europe à cette époque attestent des relations multiples et subtiles qui se tissent entre le texte (parlé ou chanté), la musique, le geste, la décoration, les costumes, etc. Le GRIMAS se donne pour but de faire dialoguer les chercheurs de tous horizons afin de croiser les angles d’approche, d’enrichir les perspectives historiques et de désenclaver la recherche musicologique — souvent mal connue par les autres disciplines — en mettant l’analyse musicale au service de problématiques communes." (Raphaëlle Legrand.)

Un programme détaillé des séances sera diffusé dès que possible. Il pourra être consulté sur le site du CRLM : http://www.crlm.paris4.sorbonne.fr

Un groupe de discussion est créé. Pour en savoir plus , allez sur :
http://fr.groups.yahoo.com/group/GRIMAS_CRLM

Contact : raphaelle.legrand@wanadoo.fr